29.05.2006

The da Vinci Code the return, 2, la vengeance mortelle etc...

Et voilà, comme j'ai récemment posté un billet sur un forum pour donner mon "compte-rendu de lecture" du Da Vinci code, je vous copie-colle ici ce que j'ai dit, histoire de ne pas fatiguer mes pauvre petits doigts à tout retaper :*

Ca y est ! J'ai fini le best-seller qu'est le da Vinci Code (dans sa version illustrée à cause d'une histoire qui ne vous intéresserait sûrement pas).

Ce compte-rendu de lecture sera un peu bref, pour cause de pas grand chose à dire. NON ce n'est pas merveilleux, génial, passionnant, NON ce n'est pas une merde. Ce livre est un livre commercial, bien ficelé pour faire de l'argent et captiver vite les moins habitués des lecteurs, et ça fonctionne. Si vous avez la tête à pas lire du Zola (genre les new bacheliers pendant les vacances), prenez le da Vinci Code, ça paye pas de mine et ça détend. Encore faut-il que vous en soyez pas trop chauvin (Dan Brown a quelques tendances francophobes), ni pointilleux sur le style.

Après on peut avoir plein d'avis sur ce genre de bouquins qui existent juste pour être vendus. Après on peut me sortir des TAS d'arguments sur les méfaits de la culture qui devient un commerce et la standardisation, ce n'est pas là le sujet. Moi à ces arguments je ne dirais qu'une chose : Avant de lire du Sartre on lit du Dan Brown. Je suis désolée mais on ne commence pas à lire avec La naissance de la Tragédie de Nietzsche comme on ne commence pas à marcher en courant. Pour moi, ce livre à l'immense qualité, bein qu'il soit affreusement mal écrit, d'être accessible au plus grand nombre. Et comme il est bien vendu, il est sorti en poche rapidement, et donc, même financièrement, cela permet à des gens qui ne lisent pas, ou peu, d'aborder autrement la lecture que par des textes classiques, scolaires et souvent difficiles. De plus, ce livre fait découvrir des oeuvres d'arts (grand intérêt de la version illustrée), même si les interprétations de Dan Brown ne sont pas à prendre au pied de la lettre, c'est à dire offre, aussi, un accès à l'art, et cette fois à ce que l'on appelle les Beaux Arts, par la petite porte.

A vos bouquins donc. Ca ne peut pas faire de mal et ça permet de se débarasser de ses préjugés dessus et d'en parler en sachant de quoi on parle.

Commentaires

Je (re) dirai juste une petite fois qu'il y a des auteurs très accessibles qui écrivent bien mieux que Dan Brown. Et pour ne taper que dans le polar américain contemporain et populaire... John Grisham, à ses débuts. Lawrence Block. Gregory Mc Donald. Ian Rankin (ah non pardon lui doit être britanique).

Qui sont aussi des auteurs qui se vendent, qu'on trouve facilement en poche, qu'on trouve dans les supermarchés et les librairies de gare. Qui certes n'abordent rien d'ésotérique, ni symboles étranges, ni scandales scabreux sur le clergé, Jésus ou Marie-Madelaine.

Oui, j'ai lu le Da Vinci Code, dans une traduction française, une édition de poche, et parce qu'on me l'avait prêté. Donc oui, je pense savoir de quoi je parle quand je dis que ce livre est une vieille daube mal réchauffée. Et je renvoie au commentaire que j'ai déjà tapé là [http://tinyurl.com/ppxu6] de mes petits doigts eux aussi fatigués pour plus de développements.

Plus : Si un jour quelqu'un pouvait populariser l'art autrement que par la Joconde, ça lui ferait du bien, à l'art. Si on m'avait jamais montré que la Joconde et la Vénus de Milo, je ne mettrais probablement jamais les pieds dans un musée sans y être traînée.

Et aussi : Voir des cohortes de visiteurs du Louvre aller rendre visite uniquement aux salles mentionnées dans le livre pour vérifier l'exactitude des propos de l'auteur m'a vraiment fait mal au coeur. Les gens paient leur entrée et ne font même pas attention aux oeuvres. C'est triste.

Ecrit par : Krazy Kitty | 31.05.2006

Tu as de très bons arguments, je suis d'accord, mais ça n'enlève rien au da Vinci Code selon moi, à ce que j'en ai dit.

Ecrit par : miss papotages | 31.05.2006

Bon, allez, c'est bien parce qu'il est 6h du mat et que le fait que je sois debout à cette heure est presque aussi étonnant que le fait que je me sois couché aux alentours de 23h la veille (il n'y a décidément plus de saisons). Je vais donc me livrer à quelques confessions plus ou moins honteuses, en espérant qu'elles ne seront pas trop reléguées sur les blogs de mes nombreux ennemis tapis dans l'ombre et qui ne rêvent que de ce genre de manne inespérée pour me descendre en flammes.

Donc, voilà, je n'ai pas lu une seule ligne du Da Vinci Code (en même temps, vous savez, moi et le sudoku…). Ce qui ne m'a d'ailleurs pas empêché de vouer a priori le Dan Brown à tous les enfers réservés aux écrivains ambidextres des pieds, peut-être par un détestable automatisme de rejet total de tout ce qui ressemble de près ou de loin à une mode, mais aussi parce que certaines personnes jouissant (les coquines) de toute ma confiance m'en ont rapporté les plus mauvais échos. Et puis soyons objectifs, 40 millions de lecteurs ne peuvent pas forcément avoir tout à fait raison (oui, oui, c'est ce que j'appelle être objectif, ça).

Donc, le Da Vinci Code, non merci. Je boude d'ailleurs avec autant de ferveur que, ne lisant pas non plus Zola, je serais foutu de me laisser prendre au jeu de dupes et m'en délecter goulûment en certaines circonstances (à savoir, au pif, deux interminables semaines en Sardaigne où j'ai pulvérisé mon record personnel de lecture), tout en sachant pertinemment que c'est de la merde (un peu comme quand on va au McDo, finalement). Et avec la carriole de secrets honteux que je me traîne déjà, j'aurais trop peur d'en voiler définitivement l'essieu si j'en rajoutai un de cet acabit.

Quant au fait de forcer les veaux à se cultiver et à lire des livres sans autres images qu'un fac-similé de la Joconde sur la 1ère de couv', je tiens à émettre certaines réserves. C'eut pu être vrai du temps où cet haletant polar esotérico-historique (wah, pas facile à prononcer 10 fois de suite, ça) n'existait que sous forme papier. Maintenant que nous savons tous que le film est sorti au cinéma/téléchargeable en screener/bientôt en DVD, UMD, LaserDisc, VHS et 33 Tours raconté par Jean Rochefort, je vous dis pas le soulagement de tout un pan de la population mondiale qui se voyait jusqu'alors obligée de lire la bestiole pour pas avoir l'air con à la cafèt' lundi midi ; d'autant que merdique ou pas, ça leur aurait pris dans tous les cas plus de deux heures pour le lire et faut pas déconner, merde, y'a quand même plus intéressant comme euh… au pif, là encore… le cul d'Angelina Jolie (Closer) ou le cul d'Angelina Jolie (Guts).

Enfin - une page bien tassée, paye ton commentaire matinal – je dois avouer qu'en matière de lecture populaire, j'ai craqué pour le sorcier de J.K. Rowling, dont je m'offre chaque été la lecture récréative d'un tome. Et je dois dire que c'est un petit plaisir coupable que de retourner chaque année à Poudlard pour suivre les aventures d'Harry Potter et de sa bande de copains magiciens. C'est tout simplement rafraîchissant et j'ai hâte d'être à l'été prochain pour entamer le sixième volume, même si un connard a évidemment trouvé très malin de me raconter que &%*$£§@ meurt à la fin (je camoufle l'identité du macchabée des fois que vous n'ayez pas de connard dans votre entourage - vous seriez bien les seuls).

Euh voilà, "c'est tout".

Ecrit par : GiantPanda | 01.06.2006

Je crois que je n'arrive juste pas à supporter l'idée que les gens accèdent à la lecture par ça, quand il y a tant d'auteurs intéressants qui racontent des histoires captivantes avec des mots simples et des phrases courtes...

Par ailleurs, je trouve que J.K. Rowling écrit mieux que Dan Brown ; plus, elle écrit des livres pour enfants, ce qui leur donne une bonne raison de s'abandonner parfois à quelques considérations simplistes ; enfin je trouve ses histoires plus intéressantes et mieux construites que l'intrigue du Da Vinci Code (purement une affaire de goût, j'en conviens).

Il n'en reste pas moins que quand je lis un Harry Potter, je le dévore, pour me demander une heure après avoir posé le livre ce que je lui ai trouvé...

Ecrit par : Krazy Kitty | 02.06.2006

Bah le problème de J.K Rowling c'est justement qu'elle écrit des livres pour enfants. Même si je suis d'accord avec toi, elle écrit infiniment mieux que Dan Brown, les adultes ne se sentent pas à l'aise à l'idée de la lire (je prend mon père pour exemple).
Pour les autre auteurs accessibles, sont ils autant médiatisés que Dan Brown ? Le problème, et je n'approuve pas, c'est qu'il a eu un tel succès qu'il est devenu un best-seller et que cela a poussé les gens à le lire.
Simple question : Est-ce si grave que ça si les gens commencent par ça du moment qu'ils n'y restent pas ? Si, dans les années 30, le roman de gare n'avait pas existé (je sais, il y a de bons auteurs de romans de gare, mais ils sont très largement minoritaires alors pour parler de phénomène populaire, c'est pas très judicieux), peut-être que la lecture n'aurait jamais pris cette importance dans la société, les journaux ne se seraient jamais multipliés, et le livre ne serait jamais devenu un phénomène avec un salon annuel...

Giant Panda >>> Je trouve très déplacé de parler de ce que tu n'as pas lu. J'avais aussi plein d'à priori, mais je me refusais à les exposer, par honnêteté intellectuelle.

Pour ce qui est des Beaux Arts, j'ai sépcifié avoir lu le livre dans son édition illustrée, où il y a autre chose que la Joconde, et même des chefs d'oeuvres architecturaux (dont on trouve de très belles photos), comme l'Eglise Saint Sulpice à Paris. Je tiens à dire que ceci a poussé les gens à se rendre dans des musées (chose qu'ils n'auraient peut-être jamais fait avant), et que même s'ils demandent où est la Cène au Louvre alors qu'elle est à Milan, je pense que l'entrée dans le lieu me^me est capitale. Je n'en veux absolument pas aux toursites qui viennent au Louvre juste pour la Joconde et la vénus de Milo, parce que moi j'irais bien à Florence, juste pour la Naissance de Venus de Boticelli.

Ecrit par : miss papotages | 07.06.2006

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