20.05.2006
Da Vinci Code et Washington Post
Je veux bien que le film Da Vinci Code soit très controversé, mais est-ce une raison pour le classer en "religion" plutôt qu'en "cinéma" ?
En effet, m'étant inscrite (gratuitement) au site du Washington Post, j'ai accès à un certain nombre d'articles du quotidien américain. Me baladant sur la toile, je me suis dit qu'un peu de culture ne me ferait pas de mal, et que donc la presse américaine était une bonne idée de passer une partie de ma soirée/nuit (surtout qu'à part le groupe de hard-rockeur finlandais, l'Eurovision ne me passionne pas trop).
Certains le savent peut-être déjà, mais je lis en ce moment même le Da Vinci Code qui traînait sur la table de mon salon, abandonné par mon cher papa. Alors j'ai commencé, et malgré le fait que ce soit pas très bien écrit (je suis la reine de l'euphémisme), le phénomène, au bout de 13 chapitres seulement, n'a plus de secret pour moi : c'est extrêmement prenant. Evidemment, faisant très attention au style de ce que je lis, je ne suis sûrement pas aussi prise par l'oeuvre que le lecteur non-initié, mais, tout comme Harry Potter (qui par contre est très bien écrit je trouve), ce livre a le grand mérite d'être accessible à tout le monde et de faire entrer dans la lecture par un autre biais que la porte de ce cher Balzac ou de notre ami à tous, Prouproust.
Revenons donc au sujet initial : les catégories du Washington Post. Je me promène donc sur la page principale du site, et je vois en toutes lettres :
Religion : "Da Vinci Code, no Masterpiece here"
Mon anglais rudimentaire me dit que cela parle du Da Vinci Code qui ne serait pas un chef-d'oeuvre, mais le rapport avec la religion (malgré le fait que je sois très "aware" du problème Opus Dei), me paraît obscure (haha, vous avez évidemment vu le jeu de mot). Alors, poussée par ma curiosité débordante, je me décide à cliquer sur le lien. Et que lis-je (suspens) : bah une critique du film...
Alors là je me dis...bon, attend, lis la suite, si ça se trouve au début ils te disent que c'est nul et que seul Ian Mc Kellen est génial mais après ils parlent de l'Opus dei et de la controverse. Et bien non, le nom de l'organisation n'est citée qu'une seule fois au profit d'une critique qui me paraît, ma foi, un peu virulente. A ce moment là, deux questions me turlupinent :
- Est-ce une ruse du webmaster roublard qui souhaite que le public soit intrigué et se dirige vers l'article ?
- Est-ce encore là une des nombreuses exégérations des médias américains ? (question selon moi inévitable)
Récemment, j'entendais l'évêque de Cannes dire qu'il n'y avait pas de quoi faire toute cette polémique après qu'il ait vu le film. On m'a opposé l'argument : oui, mais c'est l'Evëque de Cannes, et bien moi je répondrait :
Oui, mais c'est un Evëque...
Pour ceux qui souhaiteraient le lire, même s'il faut s'enregistrer (gratuitement), c'est par ici :
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/05/18/AR2006051802301.html
23:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.03.2006
Scandale du soir, espoir !
La paresse intellectuelle est la plus impardonnable paresse qui soit ! Par paresse intellectuelle j'entends paresse à réflechir ! Paresse, comme si réflechir était un travail de mineur, paresse qui est souvent plus un manque de volonté qu'autre chose. Le plus drôle c'est que depuis à peu près 1 mois, nous assistons à un phénomène de paresse intellectuelle collosal. Vous commencez à voir où je veux en venir ? Non ? Promis, je vais être un peu moins elliptique !
Depuis un mois, des actions nationales contre le fameux CPE/CNE se diffusent, augmentent en ampleur (et pour Chloé, je te rassure, ton pays n'est pas à feu et à sang, n'écoute pas CNN ;- ) ). Et ça ne choque personne de voir que des gens (soit disant pour la bonne cause) bloquent des universités, lancent des pierres sur les CRS et, comme si ce n'était pas assez, disent "Il n'y a que ça qui marche". Hem...hem...hem...essayons de ne pas nous énerver.
1) Bloquer c'est manquer de respect au droit à l'éducation de tous, tout en prônant le respect de ses propres droits à la sécurité de l'emploi.
2) Ca ne sert à rien
3) (et là j'en viens à mon idée) C'est de la paresse intellectuelle, dans la mesure où dire : "Il n'y a que ça qui marche" quand on a rien essayé d'autre, c'est vrament se foutre de la gueule du monde.
Parce que je voudrais pas dire, mais la loi de 1901 c'est pour les chiens ? Les jeunes français semblent avoir oublié que s'ils sont en université, c'est qu'ils sont censés être assez intelligents pour ça. Ils semblent aussi oublier que le verbe "s'organiser" existe (si, si, je vous assure), et que la meilleure manière d'influer, c'est justement de s'organiser (comme c'est bizaaaaaaaaarre). Non mais franchement, vous allez me dire qui va prendre au sérieux des gens qui ne sont même pas capables de s'organiser calmement et d'imaginer un nouveau moyen de protestation ? Si j'étais un homme politique je ne considèrerais même pas le fait qu'ils ont le droit de vote, quitte à commettre un suicide politique. J'ai envie de dire que le droit de vote ils ne devraient même pas l'avoir si leur intelligence se limite à ça...
Bref, je vais faire hurler, mais je trouve qu'il a plus de courage dans une action qui se démarque que dans le jeu du mouton de panurge.
20:39 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

